Workers Versus Austerity: The Origins of Ontario’s 1995-1998 ‘Days of Action’

Paul Kellogg

Abstract


The Great Recession has left in its wake an expected “age of austerity” where deficits accumulated to stave off economic collapse, are being addressed through steep cuts to government spending, with profound implications for social services and public sector employment. In an earlier era of austerity, eleven mass strikes and enormous demonstrations swept through the major cities of Ontario. This Days of Action movement – which has real relevance for the current period – began in the fall of 1995, continued through all of 1996 and 1997, and came to an end in 1998. This article, part of a larger research project, focuses on the movement’s origins. Two themes shape the overall project: the relation between social movements “outside” the workplace and union struggles themselves; and the relationship between the energetic inexperience of newly-active union members, and the pessimistic institutional experience embodied in a quite developed layer of full-time union officials. It is the former – the dialectic between social movements and trade unions in the Days of Action, that will be the focus of this article.

La Grande récession a donné naissance, comme on pouvait s’y attendre, à une « ère de l’austérité » où les déficits accumulés pour contrer l’effondrement économique sont pris en charge via des coupes brutales dans les dépenses des États, avec des répercussions majeures pour les services sociaux et l’emploi dans le secteur public. Durant une période d’austérité précédente, onze grèves de masse et des manifestations monstres se sont succédées dans les principales villes de l’Ontario. Ce mouvement des Journées d’action – qui est tout à fait pertinent dans la période actuel – a débuté à l’automne 1995, s’est poursuivi durant les années 1996 et 1997, pour se terminer en 1998. Cet article, une composante d’un projet de recherche plus vaste, met l’accent sur les origines du mouvement. Deux thèmes traversent l’ensemble du projet: les rapports entre les mouvements sociaux situés hors des lieux de travail et les luttes syndicales, et les liens entre l’inexpérience énergique des syndiqués à l’implication récente et l’expérience institutionnelle et pessimiste incarnée dans une couche bien développée de responsables syndicaux à temps plein. C’est la première des deux relations, la dialectique entre les mouvements sociaux et les syndicats dans les Journées d’action, qui sera l’objet du présent article.

Keywords


austerity; bureaucracy; conservative; New Democratic Party (NDP); rank and file; social movement; union

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DOI: http://dx.doi.org/10.18740/S4GK5Z

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